Sport et diététique anti cancer

Sport et diététique anti cancer

David Servan-Shreiber, médecin psychiatre et chercheur, a puisé de nombreux éléments de réponse en dehors du cadre classique. Pour cela, il a questionné, les médecines traditionnelles voire non-conventionnelles et diverses pratiques orientales. Les données épidémiologiques lui ont permis de faire le tri entre “l’exceptionnel” et “le généralisable”. Son point de vue, présenté dans l’un de ses ouvrages est aussi celui d’un patient concerné par cette maladie.
Les grands principes
L’auteur insiste sur l’importance du lien entre santé et environnement, terme pris au sens large (alimentaire, chimique, industriel…).
Lorsque le cancer est diagnostiqué, les traitements classiques (chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie) sont incontournables, mais insuffisants. Pour favoriser la guérison et réduire les risques de rechute, il est impératif d’agir sur l’alimentation, le mental et l’activité physique : déterminants essentiels de la maladie. Un discours qui n’est pas courant y compris dans les services de cancérologie.
L’alimentation préventive et curative… au-delà des exigences sportives
L’alimentation serait l’un des facteurs les plus importants : «…ce que l’on met trois fois par jour dans notre organisme, à répétition, a un impact majeur sur la biologie des cellules… ». Les études épidémiologiques citées sont éloquentes : L’alimentation occidentale favoriserait le développement et l’activité des tumeurs cancéreuses. Les aliments incriminés sont entre autres :
-le sucre (sucrerie, sodas…), véritable carburant des cellules cancéreuses,
-les céréales raffinées et leurs dérivés (riz blanc, pain blanc, pâtes blanches…),
-les viandes d’animaux d’élevage industriel (riches en oméga 6 et pauvres en oméga 3),
-les graisses hydrogénées et l’huile de palme présentes dans les viennoiseries et les pâtisseries industrielles).
En effet, les aliments des trois dernières catégories entretiendraient un état inflammatoire particulièrement favorable au développement des tumeurs et à leur propagation.
A l’inverse, d’autres aliments, employés dans les différentes cuisines traditionnelles seraient :
-anti-oxydants (tomates cuites, légumes secs…),
-anti-inflammatoires (curcuma , graines de lin, gingembre…),
-bloqueraient le développement des capillaires qui alimentent les tumeurs (thé vert),
-pousseraient les cellules cancéreuses au suicide (algues, choux…),
-stimuleraient le système immunitaire (champignons, ail).
De manière plus générale, « La plupart des molécules anti cancer contenues dans les aliments sont dans les fruits et les légumes ».
David Servan-Shreiber recommande ainsi un changement radical de nos habitudes alimentaires, qui va bien au-delà de l’idée d’alimentation équilibrée pour le sportif.
L’influence du mental
Qu’il s’agisse de produire des performances en compétition ou de se battre contre un cancer, le mental est déterminant. En effet, le sentiment d’impuissance et la perte de combativité face au stress, favoriseraient le développement des tumeurs cancéreuses déjà existantes. Ceci s’explique du fait de l’effondrement des défenses immunitaires qui accompagnent un tel sentiment.
A l’inverse, plusieurs pratiques parmi lesquelles, la cohérence cardiaque, la méditation et l’EMDR , stimuleraient le système immunitaire au détriment des cellules cancéreuses.
L’influence de l’activité physique
L’activité physique aiderait le corps à lutter contre le cancer : « une étude française montre que les femmes qui marchent 30 minutes, six fois par semaine, ont 50 % moins de rechute de leur cancer du sein, que celles qui ne marchent pas, pour aller travailler… on peut aussi bouger en nageant, en jouant au volley, au foot avec des copains, ça libère le stress physiquement ». La durée d’effort quotidien nécessaire dépendrait du type de cancer.
Le message est clair, il s’agit d’amener les sédentaires à bouger, d’une façon ou d’une autre. L’intensité ne semble pas importante puisque l’on parle d’activité modérée ou soutenue. Pourtant, avec l’avancée en âge, cette intensité pourrait bien s’avérer déterminante. En effet, un effort très intense provoque un stress oxydant qui pourrait être impliqué dans le développement de pathologies comme le cancer. Avec l’âge, l’équilibre entre les systèmes pro et antioxydant se rompt progressivement, favorisant la prolifération de radicaux libres impliqués dans le cancer. (On ne saurait donc trop recommander à partir d’un certain âge, de bien bouger mais en respectant ses limites, en écoutant son corps et en ne cherchant plus à battre des records).

Votre Coach Sportif

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