Le tabac réduit la consommation maximale d’oxygène et par conséquent la performance sportive par les mécanismes suivants:
La fonction respiratoire est altérée de façon précoce et constante, ce qui constitue un obstacle à une ventilation normale et une diminution des échanges alvéolaires d’oxygène. Ceci réduit l’aptitude à un effort maximal.
Il y a modification de la fonction du transport de l’oxygène: la fumée du tabac présente un mono oxyde de carbone (CO) qui se fixe rapidement sur l’hémoglobine pour former la carbohémoglobine (CO Hb) . Cette liaison empêche la fixation de l’oxygène sur l’hémoglobine et diminue ainsi la quantité d’oxygène utilisable par les cellules et donc réduit l’aptitude à l’effort pour le fumeur.
Une athérosclérose (obstructions des artères) s’installe. A partir de 40 ans elle est fréquente et constitue une limitation à l’effort physique et surtout un risque d’accident cardiaque au cours de celui-ci.
Il y a des altérations musculaires qui réduisent la capacité à l’effort musculaire prolongé par une diminution des fibres musculaires qui permettent le métabolisme aérobie.
Le sevrage du tabac se traduit souvent par une prise de poids, principalement chez les femmes, qui peut aller de 6-8kg et plus en quelques semaines. Chez les fumeurs, la production de chaleur par l’organisme ou Thermogenèse est accrue avec une réduction de l’appétit. Un fumeur a une dépense calorique supplémentaire de 200kcal/jour liée au tabagisme. Ainsi lorsque le fumeur entreprend d’arrêter, ces phénomènes s’inversent et le sujet dépense moins de calories pour un même travail et mange davantage. C’est pourquoi l’activité physique doit être conseillée systématiquement.
L’arrêt du tabac entraîne souvent des troubles psychologiques tels que l’anxiété, hyperémotivité, la dépression etc.. Le sport, à condition d’être pratiqué régulièrement, est un moyen très efficace pour conserver un bon équilibre psychologique.
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