Choix alimentaires et durée de sommeil chez les adolescents

Choix alimentaires et durée de sommeil chez les adolescents

Une courte durée de sommeil chez les enfants et les adolescents a été associée à un indice de masse corporelle plus élevé et à d’autres troubles de santé comme le diabète de type 2, les maladies cardiaques et certains cancers. Certains choix alimentaires pourraient expliquer cette association.
Associations entre la durée du sommeil et les choix alimentaires
Une étude a examiné les associations entre la durée du sommeil et des choix alimentaires sains ou malsains, dans un échantillon de 13284 personnes, représentatif de l’ensemble des adolescents américains. Cette étude a analysé la consommation de fruits et légumes et de produits de restauration rapide dans des entretiens au domicile. La durée de sommeil était rapportée par les adolescents.
La variable “Consommation de F&L” a été définie par la consommation d’au moins un légume et un fruit le jour précédent, signalée la l’adolescent. La variable “Consommation de restauration rapide” a été basée sur les informations concernant la fréquence de la consommation de produits d’alimentation rapide par les adolescents (0-1 fois ou >2 fois au cours des 7 derniers jours).
La variable “Temps de sommeil” était rapportée par les adolescents. Les réponses ont été regroupées en 3 catégories, selon des études déjà publiées et les recommandations de l’Académie Américaine de Pédiatrie:
- durée de sommeil courte (< 7h/nuit)
- durée de sommeil moyenne (7-8h/nuit)
- durée de sommeil recommandée (>8h/nuit)
L’étude a testé 3 modèles imbriqués de régression logistique pour 2 variables:
- consommation quotidienne de fruits et légumes
- consommation d’aliments de restauration rapide la semaine précédente
Les modèles ont été ajustés pour les covariants démographiques et socio-comportementaux.
50% des adolescents consomment des aliments de restauration rapide au moins 2 fois au cours de la semaine précédente.
Plus de la moitié des adolescents qui avaient consommé au moins 1 fruits et 1 légume le jour précédent avaient également consommé des produits de restauration rapide 2 fois ou plus la semaine précédente (55,9% et 57,7%, respectivement). Les adolescents qui rapportaient des choix alimentaires malsains étaient significativement plus agés et avaient une fratrie de taille significativement plus réduite à la maison.
Une consommation de F&L plus élevée chez les adolescents avec des niveaux élevés d’activité physique et un niveau d’éducation maternelle de baccalauréat.
Les adolescents ayant des niveaux élevés d’activité physique avaient des consommation de F&L significativement plus élevées et une consommation de produits de restauration rapide moins élevée.
Les adolescents rapportant un niveau d’éducation maternelle équivalent au baccalauréat avaient une consommation de F&L plus élevée, tandis que les adolescents rapportant un niveau plus élevé (premier cycle universitaire ou plus élevé) rapportaient une consommation moindre de F&L. Enfin, les adolescents rapportant la présence de leurs deux parents biologiques à la maison consommaient significativement plus de F&L.
Petits dormeurs: consommation de F&L réduite et d’aliments de restauration rapide accrue.
L’étude a montré qu’une courte durée de sommeil était associée à une moindre probabilité de consommation adéquate de F&L (-25%) et une probabilité accrue (+20%) de consommation d’aliments de restauration rapide.
Il est recommandé aux adolescents de dormir plus de 8h/nuit. Il est néanmoins intéressant de noter que les analyses montrent que les moyens dormeurs n’ont pas une probabilité significativement réduite de consommer des F&L, ni d’augmentation significative de consommer des aliments de restauration rapide. Ceci suggère que l’association entre une durée courte de sommeil et les choix alimentaires interviendraient en dessous d’un seuil de durée habituellement courte de sommeil.
Influence d’autres variables
D’autres covariants ayant montré des associations statistiquement significatives avec la consommation de F&L englobaient: l’activité physique, le temps passé devant un écran, l’âge, le sexe, une origine hispanique ou une autre origine ethnique, le niveau d’éducation de la mère et la présence des deux parents biologiques à la maison. De même, le temps passé devant un écran, l’âge, le sexe, le niveau d’éducation de la mère et la taille de la fratrie au domicile ont montré une association statistiquement significative avec la consommation d’aliments de restauration rapide.
Implications pour des interventions de prévention de l’obésité.
L’étude montre que le sommeil pourrait être lié à la fois aux bons et mauvais choix alimentaires des adolescents; les petits dormeurs seraient plus vulnérables que ceux qui dorment 7h ou plus par nuit.
De futures recherches devraient examiner les mécanismes responsables des associations observées. Si leurs résultats étayent le fait qu’un déficit chronique de sommeil serait directement lié aux choix alimentaires malsains, alors des programmes améliorant le sommeil seraient un élément important - mais actuellement largement sous estimé - d’interventions pour promouvoir la sabré et prévenir l’obésité.

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